5 tendances du Digital Asset Management en 2020

5 tendances du Digital Asset Management en 2020

L’ère du digital a bouleversé la manière dont les marques poursuivent leurs stratégies marketing, ainsi que les technologies qu’elles utilisent pour les mettre en œuvre. Le Digital Asset Management (DAM) a notamment connu une évolution fulgurante au cours des dernières années. Quelles sont les prévisions en matière de DAM pour cette nouvelle année ? Voici 5 des tendances que nous pensons voir apparaître en 2020.

Ces dix dernières années, le monde du marketing digital a vu éclore de nombreuses innovations et évolutions : la montée en puissance des technologies nomades, le social media marketing, les contenus générés par les utilisateurs (UGC), le big data ou encore l’intelligence artificielle pour n’en citer que quelques-unes. Toutes ces évolutions ont incité les responsables marketing à adapter leurs stratégies et, ainsi, ont conduit au développement et aux progrès des technologies marketing (martech). L’un des domaines qui a le plus évolué est certainement celui du Digital Asset Management (DAM). De simple espace de dépôt numérique vous permettant de stocker vos fichiers, les systèmes de DAM sont devenus un élément clé de la stack des solutions logicielles marketing. Le DAM offre un support aux marques, de la création jusqu’à la diffusion des contenus, afin de proposer une expérience digitale totalement personnalisée et cohérente à l’ensemble de leurs clients.

A l’aube de cette nouvelle décennie, de nombreux autres changements et tendances devraient apparaître et façonner les bonnes pratiques en matière de Digital Asset Management. Alors, quelles sont les nouvelles tendances que nous pouvons attendre des fournisseurs de DAM cette année ? Nous avons interviewé Frédéric Sanuy, consultant DAM depuis 25 ans, pour recueillir ses impressions et partager avec vous les prévisions du DAM en 2020.

 1. Le DAM, une destination pour tous les utilisateurs

L’amélioration de l’expérience client est au cœur de toutes les initiatives de transformation digitale, mais n’en est pas le seul intérêt. L’une des nouvelles tendances du Digital Asset Management passera par une évolution des plateformes UI/UX du DAM, faisant évoluer la plateforme DAM de simple front-end de base de données – destination pour les responsables marketing – à une expérience, une destination pour tous les utilisateurs.

Selon Frédéric Sanuy, « pour que l’expérience utilisateur soit réussie, il est essentiel de pouvoir utiliser le DAM à différentes fins, en particulier dans l’environnement omnicanal actuel (impression, web, mobile, social…). Au lieu d’aller sur une plateforme de DAM pour télécharger un élément et l’ouvrir ensuite dans PowerPoint, Word ou Photoshop, ce qui peut être une perte de temps pour les designers et créateurs, la clé est d’établir des connexions afin d’accélérer et de simplifier la création de contenus. Il est également indispensable d’intégrer des systèmes de recherche à ces outils, afin de pouvoir saisir des mots-clés, glisser-déposer une ressource ou mettre à jour vos fichiers. Cela peut s’avérer difficile à réaliser, notamment lorsque le fichier natif est un fichier InDesign. En effet, ce type de fichier pouvant être particulièrement complexe (parce qu’il comporte des liens, des polices, etc.), il devient particulièrement utile d’intégrer votre DAM au moyen d’un snippet. » 

Lorsque vous aurez intégré la plateforme de DAM aux outils de votre entreprise, comme Microsoft Office, InDesign ou votre service de messagerie électronique, les équipes de création, de marketing et de vente pourront modifier et finaliser les contenus marketing beaucoup plus facilement et rapidement, depuis leurs outils favoris.

Intégration

2. Intelligence artificielle et médias

De plus en plus de fournisseurs de DAM intègrent des fonctions d’intelligence artificielle (IA) à leurs plateformes de DAM, se servant de l’IA pour reconnaître les visages et les émotions ou distinguer les textes manuscrits des textes imprimés. D’après Mulesoft, 37 % des entreprises affirment en effet que l’IA fait partie de leurs priorités, tandis que 95 % d’entre elles prévoient d’adopter l’IA au cours des 2 prochaines années.

Selon Frédéric Sanuy, « l’intelligence artificielle ne se limite pas à l’étiquetage automatique. On constate de plus en plus qu’elle permet d’améliorer l’expérience à l’intérieur du système. Par exemple, grâce à l’IA, le système de DAM peut apprendre de l’utilisateur et créer des widgets présentant les derniers téléchargements sur la base des métadonnées que l’utilisateur recherche chaque jour ou des derniers éléments sur lesquels il a travaillé. »

« Autre tendance émergente : l’utilisation de l’IA pour les traductions, la recherche vocale et le traitement du langage naturel », poursuit Frédéric. Nous avons déjà constaté d’importants investissements dans les technologies de recherche vocale, les nouveaux appareils ou « assistants vocaux » comme Google Home, Siri d’Apple, Alexa d’Amazon gagnant en popularité. A court terme, nous devrions observer des pratiques similaires au sein des solutions de Digital Asset Management. Cette fonctionnalité permettrait aux utilisateurs d’effectuer leurs recherches de contenu par la voix plutôt qu’en saisissant des mots-clés et autres métadonnées. 

Enfin, l’IA offrira des avantages considérables aux designers comme aux communicants : « Grâce à l’IA, il est possible de retirer automatiquement l’arrière-plan d’une image, ce qui est très utile dans un processus de création et permet un gain de temps considérable par rapport à une exécution manuelle », affirme M. Sanuy.

Image touch up

3. Le DAM pour améliorer l’expérience digitale

Aujourd’hui, « parvenir à un marketing personnalisé à travers tous les canaux disponibles » est une priorité absolue. C’est l’une des principales conclusions du Guide du marché Gartner 2019 pour le Digital Asset Management, et cela se confirmera sans aucun doute en 2020. 71 % des décideurs indiquent que l’expérience client est l’objectif principal de leurs initiatives de transformation digitale.

Pour y parvenir, les ressources dynamiques sont devenues incontournables. Elles permettent de générer plusieurs rendus et d’adapter les contenus visuels, de manière à pouvoir afficher la bonne version au bon moment, pour le bon canal. «Les contenus dynamiques sont apparus sur le marché cette année (2019), avec l’automatisation omnicanal», explique Frédéric Sanuy. «Aujourd’hui, vous devez produire 20 types de contenus marketing à partir d’une seule source originale, des bannières de sites internet aux sliders ou images carrées pour Instagram, en passant par les images de packaging. Grâce au Digital Asset Management, il vous suffit de d’exploiter une seule et unique ressource visuelle pour pouvoir ensuite générer plus de 50 rendus à partir de cette même ressource».

La personnalisation à travers tous les points de contact possibles avec le client est devenue clef. Mais adapter du contenu sur différents appareils et canaux tout en contextualisant l’expérience peut s’avérer une tâche herculéenne. Le contenu dynamique basé sur le contexte de l’utilisateur est la solution pour relever un tel défi. Il adapte les ressources maîtres de manière dynamique et affiche le contenu en fonction du canal de diffusion (ex : mobile, réseau social), mais aussi du contexte de l’utilisateur, comme l’endroit où il se trouve ou son navigateur web. Cela peut notamment supposer de remplacer l’arrière-plan de manière dynamique par une image qui correspondra davantage à l’utilisateur. L’IA sera utilisée non seulement pour retirer automatiquement l’arrière-plan d’une image, mais aussi pour la remplacer de manière dynamique par un autre fond, adaptant ainsi l’affichage du média au contexte et à l’expérience digitale du client. 

Context aware media display

Les modèles constituent un autre moyen d’atteindre un niveau élevé de personnalisation. «Par exemple, supposons que vous ayez un flyer avec du texte et certaines règles autorisant les personnes à modifier ce texte, ou le prix du produit, à choisir un style et une police, etc., et que vous obteniez automatiquement toute nouvelle version. 

S’il est très rare que les plateformes DAM permettent de modifier les modèles, de plus en plus d’éditeur de DAM d’entreprise, comme Wedia, parviennent à d’excellents niveaux d’automatisation en intégrant les fichiers natifs InDesign et la gestion des modèles, ce qui va bien plus loin que ce qu’un DAM proposait il y a encore quelques années», affirme Frédéric Sanuy.

4. Le DAM hub marketing digital ou portail de la marque

Le Digital Asset Management évolue dans un écosystème où coexistent de nombreuses solutions. Dans cet ensemble de solutions logicielles marketing, récemment appelé « stack technologique omnicanale » par le groupe Real Story, le Digital Asset Management est devenu l’instrument clé pour réunir les systèmes internes et externes. « Le DAM est au cœur du pôle digital », soutient Frédéric Sanuy.

«Avec l’expérience utilisateur et la performance, cet écosystème est l’une des priorités actuelles. Les entreprises doivent relier leurs systèmes avec des API pour que les données et contenus puissent passer d’un système à l’autre, et que les métadonnées/taxonomies soient mappées et parlent la même “langue”. Dans toute entreprise, vous avez une base de données, un système PIM (pour les distributeurs), un CMS et des canaux de réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Or, pour regrouper les données et distribuer les contenus du système de DAM vers un média imprimé, les réseaux sociaux ou le CMS, les entreprises doivent connecter tout cela à leur plateforme de DAM. Mettre en place ces connexions et parvenir à faire communiquer ces systèmes sera un élément de distinction fondamental en 2020».

 5. KPI : mesurer le ROI du DAM

Nous connaissons les avantages du Digital Asset Management : une accélération des workflows et une réduction des délais de commercialisation, une amélioration de la collaboration, un renforcement du contrôle de la marque, etc. Mais pour obtenir le meilleur retour sur investissement (ROI), vous devez être capable de mesurer les performances de vos ressources marketing et de vos campagnes. C’est pourquoi, d’après nous, la dernière tendance que nous verrons apparaître en 2020 en matière de DAM, correspond à la mesure de vos KPI (indicateurs clés de performance) et de votre Business Intelligence (BI). Une mesure qui révèlera les métriques et informations clés sur vos ressources marketing et vos projets.

«Que vous soyez le responsable d’une marque, un PDG ou un responsable marketing, vous utilisez des ressources pour alimenter vos campagnes marketing, mais à la fin du projet, vous devez être en mesure de répondre aux questions suivantes : “Quels ont été les points de blocage, de retard ?” “Quels problèmes ou succès avons-nous rencontrés en matière de communication, d’engagement des audiences ?” Grâce à l’IA, nous disposons désormais d’outils de Business Intelligence qui permettent d’établir les liens entre les métadonnées des contenus et celles des projets. Vous serez désormais en mesure de repérer les problèmes et les points de ralentissement, comme le temps qu’il a fallu à quelqu’un pour valider le contenu. Ces nouvelles analyses vous permettront d’améliorer en permanence l’utilisation de la solution DAM et les workflows qui y sont liés, et au bout du compte d’obtenir un meilleur ROI».

Si certaines de ces tendances ne sont pas entièrement nouvelles pour le Digital Asset Management et s’affirment depuis un certain temps – comme l’intelligence artificielle ou les analytics – elles sont le signal d’importants progrès dans le paysage technologique marketing en plein évolution. La personnalisation et le marketing omnicanal figurant désormais en tête des priorités marketing, ces 5 grandes tendances en matière de DAM donnent aux entreprises les principales fonctions et données dont elles ont besoin pour mettre leurs idées en pratique et se distinguer de la concurrence en 2020.

Comment mettre vos contenus au service de l’expérience client ?


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